Le contexte
Un terrain en surplomb, un vent à apprivoiser
Implanté sur une parcelle en léger surplomb du village, ce jardin devait composer avec un vent dominant quasi permanent et une vue dégagée sur la Manche que les précédentes esquisses du client cherchaient à capter frontalement, au prix d'un terrain balayé et inconfortable. Nous avons proposé l'inverse : fragmenter le jardin en clairières abritées, et ne révéler la mer que par échappées.
« Le jardin ne cherche pas à dominer la falaise, il s'y love — on l'oublie depuis la route, on le découvre depuis le seuil. »
Le geste paysager
Un jardin en clairières, abrité du vent
Le jardin se déploie en poches successives, séparées par des haies brise-vent basses qui filtrent sans jamais fermer le paysage. Chaque clairière abrite un usage différent — repas, sieste, potager — protégée des embruns et du vent dominant qui balaie le plateau.
La palette végétale
Graminées, tamaris et essences littorales
Les haies brise-vent associent tamaris et argousiers, deux essences qui tolèrent le sel et le vent sans broyage. Les clairières sont plantées de graminées côtières — fétuques, stipes — qui bougent avec le vent plutôt que de lutter contre lui.